Aux Philippines, la mer n’est pas seulement un décor : c’est un monde à part entière. Un archipel de plus de 7 000 îles, des criques presque irréelles, des lagons transparents… et, sous la surface, un foisonnement de vie marine qui fait rêver les voyageurs. Parmi les expériences qui restent gravées, il en est une qui a quelque chose d’inexplicable : nager près d’un requin-baleine.
Le requin-baleine, plus grand poisson de la planète, avance avec une lenteur souveraine. Sa peau tachetée semble dessinée au pinceau. Et surtout, malgré sa taille, il impressionne par son calme. Aux Philippines, l’intérêt mondial pour cette rencontre s’est envolé grâce à Oslob, sur l’île de Cebu, qui a fait connaître au grand public le frisson d’un face-à-face avec ces géants paisibles.
Ici, on les appelle butanding ou tuki. On les attend, on les espère, on les respecte. Parce que la magie n’opère que si l’on garde sa place : humble invité dans leur royaume.
Points clés à retenir
Les Philippines sont l’un des meilleurs pays pour nager avec les requins-baleines (butanding), avec plusieurs spots répartis sur l’archipel.
Les sites les plus réputés sont Donsol (Sorsogon), Oslob (Cebu), Sogod Bay (Leyte du Sud) et Puerto Princesa (Palawan). Chacun propose une expérience différente, plus ou moins accessible et plus ou moins “prévisible”.
Donsol (Sorsogon) : rencontres sauvages et saisonnières, sans nourrissage. C’est l’une des destinations souvent considérées comme les plus durables du pays, avec des observations généralement de décembre à mai.
Oslob (Cebu) : spot le plus visité, avec des observations toute l’année. Les rencontres y reposent sur un nourrissage encadré ; les pratiques ont évolué avec une volonté affichée de renforcer les règles et la conservation.
Sogod Bay (Leyte du Sud) : option plus discrète, moins fréquentée, avec une saison surtout de novembre à mai, idéale si vous recherchez une ambiance plus calme.
Puerto Princesa (Palawan) : rencontres sauvages possibles, mais moins prévisibles, souvent pendant la saison sèche, autour de mars à juin.
Lila (Bohol) : les tours ont existé, mais sont actuellement suspendus pendant la révision des lignes directrices d’éco-tourisme et des efforts de conservation.
La meilleure fenêtre, tous sites confondus, est souvent de novembre à mai, quand la mer est plus calme et la visibilité meilleure.
On peut réserver des sorties snorkeling, des expériences plongée et des formules multi-jours via des opérateurs licenciés et orientés tourisme responsable.
Quand a lieu la saison des requins-baleines aux Philippines ?
La saison des requins-baleines commence généralement vers novembre et peut durer jusqu’à juin. Mais si l’on devait choisir le moment où les chances se concentrent le plus, on retient souvent février à avril : une période où un nombre plus élevé de requins-baleines traverse l’archipel tropical. En pleine mer, tout dépend des conditions, mais venir sur ces mois “forts” augmente vos probabilités de vivre la rencontre.
Les observations sont-elles garanties ?
Non. Et c’est important de le dire clairement : rien n’est garanti quand on parle d’animaux migrateurs. Les requins-baleines suivent les courants, la température de l’eau, et les zones où la nourriture est plus abondante. La meilleure stratégie, si vous voulez maximiser vos chances, est donc de viser des endroits connus pour leurs observations régulières — Sorsogon, Cebu, Leyte du Sud, Palawan — tout en gardant l’état d’esprit qui va avec : on part rencontrer la mer, et parfois la mer offre un cadeau.
Les meilleurs endroits où nager avec les requins-baleines

Donsol : tour requin-baleine (province de Sorsogon)
Imaginez le sud de Luçon, dans la région de Bicol : une terre de paysages puissants, de côtes sauvages, de plages lumineuses… Sorsogon est souvent citée pour ses spots nature, ses panoramas et sa douceur de vivre. Mais pour beaucoup de voyageurs, un nom concentre le rêve : Donsol.
Ici, l’expérience a une réputation particulière : celle d’une destination où l’on cherche le requin-baleine dans son monde, sans le forcer à rester. Donsol est souvent mise en avant pour son engagement vers une approche plus durable et plus éthique.
Ce qui rend Donsol différente
Rencontres sauvages, saisonnières
Pas de nourrissage
Règles strictes pour limiter l’impact de la présence humaine
Les trois règles essentielles (au cœur de l’expérience)
On vous le rappellera avant de vous mettre à l’eau, et ce n’est pas une formalité :
Ne pas toucher le requin-baleine
Garder au moins trois mètres de distance de la queue
Pas de flash en photo/vidéo
Ce sont des règles simples, mais elles changent tout : elles protègent l’animal, rendent l’interaction plus sûre, et favorisent le retour des requins-baleines au fil de la saison. À Donsol, l’émotion vient aussi de là : savoir que l’on observe, sans déranger.
Sogod Bay : tour requin-baleine (province de Leyte du Sud)
Si Donsol est un nom connu, Sogod Bay est davantage un secret bien gardé. Nichée dans le sud de Leyte, cette baie attire ceux qui veulent vivre la mer autrement : plus lentement, plus calmement, avec moins de monde autour.
L’expérience y est souvent décrite comme plus sereine : des opérateurs veillent à appliquer des règles strictes, notamment en limitant le nombre de nageurs proches des animaux. Et surtout, Sogod Bay s’adresse aux voyageurs qui acceptent l’idée la plus simple — et la plus vraie — du vivant : on ne commande pas une rencontre.
À quoi s’attendre sur l’eau
Ici, on ne “fixe” pas les requins-baleines. Les opérateurs ne les nourrissent pas pour les garder en place. Des observateurs parcourent la baie et cherchent les signes de présence. Résultat : il faut parfois plusieurs heures. Les observations ne sont pas garanties, mais les meilleures chances se situent généralement entre novembre et avril (souvent jusqu’à mai selon les conditions).
Et quand, enfin, un requin-baleine apparaît… la scène est différente d’un site plus fréquenté. Il est là, puis il glisse. Libre. Rapide, parfois, malgré sa taille. On nage à distance, on le suit du regard, on comprend soudain que le souvenir vient autant de ce qu’on voit que de ce qu’on respecte.
Lila : tour requin-baleine (île de Bohol)
Bohol, c’est la carte postale de collines rondes, de rivières tranquilles, de jungles douces et de rencontres animalières. Pour sortir des classiques, il existait aussi une parenthèse très particulière : un tour requin-baleine à Lila, petite ville côtière présentée comme une destination de plongée émergente.
Le déroulé (tel qu’il était présenté)
Le voyage commençait par une traversée en bateau depuis la côte de Lila vers une zone où les requins-baleines étaient souvent repérés. Avec l’équipement de snorkeling (souvent en location), on pouvait se mettre à l’eau et observer ces géants dans leur habitat.
Les règles à suivre
Distance de sécurité, pas de flash, pas de contact : les consignes restent les mêmes, et leur but est toujours double — protéger l’animal et préserver la qualité de l’expérience.
Avis important : suspension
Important : les tours requin-baleine à Bohol (Lila) sont annoncés comme temporairement suspendus à partir du 7 février 2025, pendant que les autorités locales réévaluent les règles d’éco-tourisme et de conservation.
Bonne nouvelle : Bohol reste un terrain de jeu immense sans requin-baleine. Entre les Chocolate Hills, la Loboc River, et l’observation des tarsiers, on a largement de quoi remplir un itinéraire nature.
Oslob : observation des requins-baleines (île de Cebu)
Pour ceux qui veulent les meilleures chances d’en voir, même hors période “idéale”, un nom revient encore et encore : Oslob, sur l’île de Cebu. Le décor est celui d’une côte tropicale, avec la mer comme ligne d’horizon et une organisation touristique très rodée.
Pourquoi Oslob attire autant
Oslob est devenu l’un des grands incontournables de Cebu parce que les observations y sont possibles toute l’année. Cebu est bien desservie, facile à intégrer dans un itinéraire, et de nombreuses formules de voyage incluent directement la sortie requin-baleine.
Le sujet qui fait débat : l’impact environnemental
Oslob a aussi cristallisé des critiques : la pratique consistant à attirer les requins-baleines via un nourrissage (souvent évoqué avec du krill) a soulevé des préoccupations sur son impact potentiel. Avec le temps, de nombreux acteurs ont annoncé renforcer des pratiques plus strictes et des règles plus éco-responsables, avec un discours davantage orienté protection de la vie marine.
Puerto Princesa : tour requin-baleine (île de Palawan)
Palawan est l’île qui fait rêver les voyageurs amoureux de nature brute. Puerto Princesa est souvent associée à la rivière souterraine classée UNESCO… mais il existe aussi une expérience plus maritime : tenter un tour requin-baleine dans les eaux autour de Honda Bay.
Le scénario typique
Départ tôt, direction le port, puis bateau vers les zones où les requins-baleines sont connus pour passer. Ici, il faut se préparer à une réalité simple : les observations sont moins fréquentes que dans les spots les plus “assurés”. Mais c’est aussi ce qui donne à l’expérience sa teinte sauvage.
Et si les requins-baleines ne se montrent pas ? Honda Bay reste une merveille : îlots, plages, bancs de sable, eaux claires et snorkeling — de quoi transformer la journée en aventure, quoi qu’il arrive.
FAQ – Questions fréquentes
Où peut-on nager avec les requins-baleines aux Philippines ?
Les spots phares sont Donsol (Sorsogon), Oslob (Cebu), Sogod Bay (Leyte du Sud) et Puerto Princesa (Palawan). Donsol et Puerto Princesa mettent l’accent sur des rencontres sauvages, tandis qu’Oslob propose des observations plus régulières via des pratiques encadrées. Bohol (Lila) est suspendu.
Quand est la meilleure période ?
En général novembre à mai pendant la saison sèche. Donsol et Leyte du Sud sont souvent très favorables de décembre à mai, Puerto Princesa autour de mars à juin, et Oslob reste possible toute l’année.
Est-ce sûr de nager avec eux ?
Oui, dans le sens où le requin-baleine est un filtreur réputé calme. La sécurité dépend du briefing, des gilets, et du respect strict des consignes (distance, pas de contact, pas de flash).
Quelle différence entre Donsol et Oslob ?
Donsol : rencontres sauvages, sans nourrissage, règles très orientées conservation.
Oslob : observations plus régulières, reposant sur un nourrissage encadré, avec un historique de critiques et des efforts annoncés pour renforcer la protection.
Peut-on en voir à Palawan ?
Oui, du côté de Puerto Princesa, plutôt pendant la saison sèche (souvent évoquée mars à juin), mais ce n’est pas garanti.
Peut-on en voir à Bohol ?
Le tour de Lila est actuellement suspendu.
Faut-il être un bon nageur ?
Pas forcément. La plupart des sorties prévoient gilet, équipement de snorkeling et assistance. Certains sites permettent aussi d’observer depuis le bateau si vous ne souhaitez pas vous mettre à l’eau.
Peut-on réserver à l’avance ?
Oui. Il est généralement possible de réserver à l’avance des sorties snorkeling, des plongées et des formules multi-jours via des opérateurs locaux.

